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De par leur situation géographique singulière (altitude, températures extrêmes, sites isolés), leur réseau très dense duniversités et leur histoire, les Alpes se sont imposées comme lun des plus importants laboratoires du monde. Une vigie tournée vers le ciel ou les profondeurs de la Terre. Un observatoire pluridisciplinaire, ouvert sur lastronomie, la météorologie, la glaciologie, mais aussi la physique des particules ou la médecine. Au sommaire : - Après lobservatoire du pic du Midi de Bigorre en 2013, le parc national des Cévennes en 2018, ce sera sans doute cette année au tour du parc du Gantrisch en Suisse de se voir décerner le label réserve internationale de ciel étoilé valorisant labsence de pollution lumineuse. Lancé par les milieux de lastronomie professionnelle et amateur, lengouement pour la création de ces parcs dun nouveau genre a notamment pris corps autour dobservatoires scientifiques de montagne. - Sur les hauteurs de Nice, lobservatoire (1887) ne manque pas dattirer tous les regards. Cette imposante demi-sphère immaculée marque les temps pionniers dune architecture singulière appliquée aux observatoires astronomiques. Avec ses mécènes comme le banquier Raphaël Bischoffsheim et ses figures de proue comme Gustave Eiffel ou larchitecte Charles Garnier. - Aoste, Bauges, Baronnies provençales, etc. : les centres astronomiques sont nombreux à ouvrir leurs portes au public. Un guide pratique pour programmer ses prochaines visites. - Arrimée à plus de 3 500 mètres daltitude sur le col qui sépare la Jungfrau du Mönch, la station scientifique suisse du Jungfraujoch a été, dès les années 1950, un laboratoire sentinelle pour observer la pollution et le réchauffement climatique. Des scientifiques du monde entier continuent dy ausculter la chimie de latmosphère terrestre. - Lhistoire de la construction de lobservatoire Vallot en 1890 par Joseph Vallot lui-même. Météorologue, glaciologue, botaniste et cartographe, il fait fi des réticences de tous pour construire un laboratoire à 400 mètres sous le sommet du Mont-Blanc pour y étudier les phénomènes météorologiques ou le mal des montagnes. De ce lieu improbable, il fera un petit bout dAsie en décorant le salon à lorientale. - Le laboratoire des rayons cosmiques, bricolé à dos dhomme au col du Midi à partir de 1947, naura pas fonctionné plus de dix ans. La théorie des quarks doit beaucoup à cet observatoire de particules élémentaires, le plus haut du genre à lépoque. - Au début du XXe siècle, Angelo Mosso se fait construire un laboratoire sur les pentes du Mont- Rose. Les études que le professeur de physiologie italien va y mener serviront surtout aux troupes de montagne ou aux futurs himalayistes, voire à létude de la santé des aviateurs, un métier alors en devenir. - Particulièrement sensible dans les Alpes, le dérèglement climatique actuel bouleverse les modes dobservation scientifique. La montagne bouge. La science aussi. Pour comprendre ces changements très rapides, les chercheurs en sciences de la nature comme en sciences sociales doivent mettre en place de nouvelles méthodes. Dont les maîtres mots sont co-construction et participatif . Et aussi : - Jean Mohr (1925-2018) nous a quittés en novembre dernier. Il nous laisse des archives imposantes dont une bonne partie est consacrée aux Alpes. - Vu par le berger Carnino Michel , le monde pastoral prend des allures truculentes au fil de ses créations à lOpinel. - José Le Piez sculpte les arbres. Et de ces sculptures, il tire des sons. Invité de la troisième saison de Paysage Paysages, manifestation artistique qui mobil

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TAILLE DU FICHIER 1.34 MB
ISBN 9782344033890
AUTEUR Pascal Kober
FICHIER LAlpe N° 84, printemps 201.pdf
DATE 02/01/2020

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